UNE EQUIPE EN GOUVERNANCE PARTICIPATIVE
une équipe
L’équipe de Nature Attitude a bien grandi depuis ses débuts. Nous sommes aujourd’hui 9 à travailler au sein de l’association, avec des profils complémentaires. Chacune d’entre nous, hé oui il n’y a que des femmes, énergétise des rôles spécifiques au sein de la structure, nous travaillons en gouvernance participative. Pas de chef mais des responsabilités.
En première ligne, au téléphone, par mail ou messenger, vous joindrez Sarah. Elle s’occupe principalement de la gestion du personnel et du secrétariat. Sabine qui partage son bureau gère la comptabilité et les relations avec le Réseau des CRIE.
En animation scolaire, vous rencontrerez Marie, Laurie et Ludivine. Ce sont aussi les 2 premières qui concoctent le programme des ateliers, formations, balades et organisent les soirées Brame du cerf.
A la gestion du bâtiment et des espaces extérieurs, c’est Eugénie.
Anne-Françoise, Véronique et Johanna sont animatrices en Education permanente. Ce sont elles qui animent les groupes citoyens.
Et en stage, qui anime vos enfants ? Et bien, l’ensemble de l’équipe. Que ce soit en animation ou à la garderie, vos enfants peuvent nous rencontrer.
Derrière cette équipe, un grand nombre de bénévoles s’investissent dans l’Assemblée générale de Nature Attitude. Certains/nes sont actifs/ves dans des groupes de réflexion propres à notre vie associative, d’autres s’activent dans le Conseil d’administration et l’ensemble participe à la vision que l’ASBL souhaite développer.
Deux membres de l’équipe sont également administrateurs dans le Conseil d’administration de l’asbl. Ces rôles tournants ont pour but de faciliter la communication entre l’équipe et le CA.
en gouvernance participative
Comme son nom l’indique, chaque membre participe à la raison d’être de l’association.
Cette manière de fonctionner nous différencie des autres structures similaires. Nous appliquons en interne et nous tentons de promouvoir à l’extérieur ce que nous observons dans la nature, dans les écosystèmes.
Pour rencontrer notre raison d’être, nous avons identifié des rôles nécessaires au bon fonction de notre écosystème. Ces rôles sont investis par des personnes qui sont à la fois autonomes et redevables vis-à-vis des autres rôles et de la structure.
Loin de nous l’idée d’une liberté totale, ce mode de gouvernance requiert de l’investissement, de la responsabilité, de l’assertivité et de l’humilité.
UNE STRUCTURE ORGANIQUE FORMÉE DE CERCLES ET DE RÔLES
Fini la gouvernance pyramidale ! Imaginez plutôt un organisme vivant composé d’unités autonomes et interdépendantes. La structure détermine les domaines de souveraineté de chaque rôle qui est ensuite autonome pour mener sa mission.
Ces rôles s’organisent en cercles. Ils sont interdépendants, aucun n’a le pouvoir SUR les autres et ils sont tous au service d’une même raison d’être.
Par ailleurs, un cercle est tout autre chose qu’un rond de chaises. C’est un espace privilégié pour que l’intelligence collective et la coresponsabilité puissent émerger. Le cercle permet de favoriser l’écoute, le dialogue et la créativité́, la co-construction des décisions et des projets et l’équivalence de pouvoir.
Travailler en cercle demande donc à chacun de développer une posture de coopération et de collaboration plutôt que de domination et de compétition.
Un cap à atteindre tout en se réajustant
Nous envisageons d’atteindre nos objectifs grâce à un pilotage dynamique. Cela signifie que nous ajustons notre stratégie en fonction du contexte, de l’actualité, des ressources disponibles, des opportunités…
Passer en mode dynamique permet de s’ajuster rapidement aux changements internes et externes. Pour cela, il faut arrêter de vouloir contrôler mais plutôt ajuster et faire confiance dans la capacité de l’équipe à faire face aux éléments extérieurs.
Pour avancer de façon dynamique, nous travaillons en équipe par « tensions ». Dans la plupart des cultures, le mot « tension » a une connotation plutôt négative. Une tendance humaine consiste à refouler les tensions, à mettre la poussière sous le tapis et rendre invisible ce qui dérange. Pourtant dans le monde vivant, la vie est indissociable de la notion de tension. Un organisme qui n’a pas de tension est un organisme mort. Vivre c’est ressentir des sensations, comme la faim, le froid, le chaud… qui sont autant de signaux d’une tension existante à l’intérieur de moi ou entre moi et mon environnement. La tension peut alors être vue comme un signal positif avec un potentiel transformateur à utiliser pour faire évoluer l’organisation vers sa Raison d’être.
Notre organisation interne repose sur ces modes de tensions liées à la gouvernance, à l’opérationnalisation, à la stratégie, à la régulation…
En quelques mots, la gouvernance participative au sein de Nature Attitude est un chemin passionnant mais exigeant. Nous sommes en perpétuelle réflexion sur ce modèle. Parce que nous y croyons, nous tentons d’insuffler ce modèle dans les groupes humains que nous accompagnons, de le faire transpirer dans nos formations et animations.

